Les carnets
d'albert camus
  • genre : Théâtre contemporain
  • durée : 1h20
  • lieu : théâtre La factory à avignon
  • date : 4 au 28 juillet 2019

Les Carnets qui embrassent pratiquement toute la durée de la vie d’Albert Camus furent écrits par l’auteur de L’Étranger de mai 1935 à décembre 1959, soit une poignée de jours avant le 4 janvier fatal de 1960 sur cette route de l’Yonne. Ils furent tous publiés de manière posthume entre 1962 et 1989, d’abord par Francine Camus, sa femme, puis par Catherine, sa fille. Des choses vues, des éclairs d’idées, ou simplement les traces de sa vie quotidienne en Algérie, à Paris sous l’occupation ou à la Libération, pendant la Guerre Froide, au cours de ses voyages en Italie, au Brésil, en Grèce, et surtout l’empreinte de sa pensée et de sa conscience en action. Celle d’un homme fragile et combatif, s’efforçant d’être heureux, amoureux de la beauté du monde. Dans ces carnets, entre le journal de travail et le journal intime, nul détail croustillant, nul étalage exhibitionniste, simplement le combat acharné et désarmé d’un homme face à la machine inexorable des jours et du temps.

note d'intention

Après cette expérience extraordinairement marquante de ces quatre années de tournée, tant en France qu’à l’étranger de la version primitive, j’ai décidé de poursuivre en solitaire mon chemin avec Albert Camus en visitant ses carnets : vingt-quatre années de la vie d’un écrivain et l’exacte moitié de sa vie d’homme consigné presque innocemment dans neuf cahiers bleus d’écolier. Nul auteur, que je n’ai joué comme acteur ou que je n’ai tenté de mettre en corps et en mouvements comme metteur en scène, ne m’avait avant lui autant marqué. C’est bien pour cette raison et d’autres encore qui m’échappent que j’ai désiré ne pas lâcher cette main, ne pas tourner le dos à cette silhouette qui m’est devenue si familière, presque amicale et qui, dans le même temps, me souffle tant de mystères qui resteront heureusement en l’état. Nombre de fragments font allusion à son anarchie profonde, à son «désordre affreux », nous sommes là au cœur du chaos d’un homme et au centre de la fabrique d’une œuvre qui, par la simplicité de sa tension vers lui-même et vers l’autre, a tant modifié la littérature mondiale et les lecteurs. Il s’entretient avec sa solitude, se mesure à la tuberculose, sa maladie qui lui enseigne étrangement la valeur du temps. Il la moque avec un humour noir dévastateur ou la fustige et bien sûr la redoute, cette épée de Damoclès qui se balance ironiquement au-dessus de sa tête depuis ses dix-sept ans

Un récit délicat, ciselé.

Le Figaro

Alerbet CAMUS

Stéphane OLIVIÉ-BISSON

Stéphane OLIVIÉ-BISSON

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